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Posts Tagged ‘dessin animé’

On retrouve le talent et la magie de Michel Ocelot dans Azur et Asmar, long métrage d’animation français, après Kirikou et la sorcière, Princes et Princesses et Kirikou et les bêtes sauvages.

Azur et Asmar a ensuite été publié en album pour la jeunesse, avec de belles images tirées du film. Cette histoire magnifique nous parle de la tolérance et de la différence de l’autre, dans une histoire pleine de merveilleux, de couleurs et de magie. La fin, inattendue, est une belle morale pour petits et grands.

Dans l’Europe médiévale, une nourrice venue de l’autre côté de la mer élève son fils Asmar, brun aux yeux noirs, et le fils de son maître, Azur, petit garçon blond aux yeux bleus. Arrivés à l’âge où ils se jalousent l’amour maternel, Azur est envoyé en ville par son père pour vivre avec un précepteur. Le père chasse ensuite la nourrice et son fils…

Devenu adulte, Azur décide de partir dans le pays de l’autre côté de la mer pour, comme son frère de lait, retrouver et épouser la fée des djinns, dont sa nourrice leur racontait jadis l’histoire. Une tempête fait chavirer son bateau, et il échoue dans un pays dont il comprend à peine la langue. Il doit fuir les habitants qui croient que ses yeux bleus portent malheur, et erre en se faisant passer pour aveugle, guidé par Crapoux, un mendiant qui parle sa langue, en recherchant les trois clés nécessaires pour sauver la fée des djinns.

En ville, il retrouve sa nourrice, devenue la veuve d’un riche marchand. Malgré la rancœur d’Asmar d’avoir été chassé par le père d’Azur, sa mère décide de soutenir équitablement ses deux fils dans leur quête de la fée des djinns. Et c’est le début des aventures des deux frères…

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Le château de Hurle - Diana Wynne Jones
Le château de Hurle est un roman de Diana Wynne Jones, publié en 1986. Il a été adapté en dessin animé par Hayao Miyazaki, sous le titre Le château ambulant.
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On raconte que le magicien Hurle vole les âmes des jeunes filles et qu’il dévore leur cœur. Alors, quand apparaît dans les nuages son immense château noir, la panique s’empare des habitants de la vallée. Seule Sophie, transformée en vieille femme par une sorcière, décide de surmonter sa peur. Son espoir : rencontrer le magicien pour être libérée de cette malédiction.Ce roman mêle humour et magie pour une histoire très bien racontée, pleine de poésie et d’imagination. Un régal pour les petits… et ceux qui sont jeunes depuis plus longtemps ! 😀

Entre autres petites merveilles, le fil rouge de la malédiction de Hurle est un poème de John Donne (poète anglais du XVIe siècle), et sobrement intitulé Song :

« Attrape une étoile filante,
Fais qu’une mandragore enfante
Dis-moi où sont les ans passés,
Qui, du Diable, a fendu le pied,
Enseigne-moi à ouïr les sirènes,
A ignorer les morsures de la haine
M’apprends
Quel vent
Pousse un cœur honnête en avant.

Si tu es né pour l’impossible
Pour voir des choses invisibles
En dix mille journées le Temps
Fera neiger tes cheveux blancs
Tu me diras, à la rentrée
Les merveilles qu’as rencontrées
Et puis
Qu’ici
Il n’est belle fidèle aussi… »

Bon, d’une part le poème est très beau, mais en plus (sans trop vous en révéler), l’histoire fait mentir la dernière phrase. C’est pas génial, ça ? ^^ On retrouve aussi ce poème dans un autre livre : Stardust, de Neil Gaiman (qui est lui aussi un petit bijou, et a aussi été adapté en film).  A croire qu’il a inspiré de nombreux auteurs…

Les personnages du Château de Hurle sont complexes, bien écrits et très drôles, mais il faut parfois s’accrocher pour comprendre une situation quelque peu compliquée, surtout que l’auteur nous prépare quelques surprises et ellipses bien tordues (ce qui ne fait qu’ajouter au plaisir de lire ! Enfin un bouquin où on se triture un peu les cellules grises ! ;))

En ce qui concerne le dessin animé de Miyazaki, même s’il n’est pas très fidèle au livre (à part dans les trèèès grandes lignes), je le compte parmi mes préférés. Et c’est le seul Miyazaki que je peux revoir sans me lasser.Bref, une très bonne lecture que je vous conseille ! 🙂 Et pour les fans, la suite Le château des nuages nous montre les mêmes personnages, quelques années plus tard, en compagnie de nouveaux héros tout aussi hauts en couleurs : histoire de savoir ce qui leur est arrivé !

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Hier soir, pour fêter l’anniversaire d’une amie, je suis allée au cinéma. Comme à nous deux, nous avions déjà vu tous les films qui passaient cette semaine, et qu’il fallait qu’on choisisse une séance en VO pour une amie non-francophone qui venait avec nous, nous avons choisi de voir Moi, moche et méchant. Oui, je sais, c’est un film-pour-enfants, mais les critiques de mes copines étaients très bonnes, et j’adôôre les films-pour-enfants.

Hé bien, je n’ai pas été déçue ! Grand moment de rigolade pendant presque deux heures. 😀 Allez, mini-résumé pour ceux qui ne l’auraient pas vu (et à qui je conseille de foncer le voir avec ou sans enfants) : Gru est un méchant vilain, un vrai. Il a déjà volé la Statue de la liberté, la Tour Eiffel, et bien d’autres monuments à l’aide du Dr Nefario et de ses minions, petits bonshommes jaunes gazouillant, pas très intelligents et vêtus de bleus de travail. Mais aujourd’hui, quelqu’un d’autre vient de voler la pyramide de Gizeh et de la remplacer par une copie gonflable… Cet affront ne peut pas rester impuni, aussi Gru décide-t-il de frapper un grand coup : il va voler la lune ! (Oui, rien que ça.) Pour ce faire, il va lui falloir un pistolet-miniaturiseur… Mais Vector, le nouveau super-vilain qui défraye la chronique, le lui vole. Gru va devoir trouver un moyen d’entrer dans la forteresse de Vector. Et quelle meilleure idée que trois petites orphelines vendeuses de cookies, Agnès, Margo et Edith ? Mais Gru ne s’attendait pas à ce qu’elles le prennent pour un super-papa…

En tant que fille (j’assume), j’avoue : j’ai craqué devant les trois fillettes. Surtout Agnès, en fait, la petite avec sa couette, qui aime les licornes, les histoires du soir et les animaux. Cette histoire de licorne amène d’ailleurs à quelques très bons passages. 😀

Ensuite, j’ai aimé Gru, le méchant-pas-si-méchant. Bon, en fait si, il est vraiment méchant. Au tout début de MMM, il commence à s’attendrir devant un petit garçon qui pleure. Il le console, lui offre un ballon, le gamin est tout content, et là, PAF ! Gru sort une épingle et lui explose le jouet, un affreux sourire machiavélique au visage. (Je pense que toutes les filles dans la salle ont réagi comme moi : « Oh, le gueux ! ») Mais Gru est un méchant qui ne sait vraiment pas s’occuper d’enfants, et ça va lui retomber sur le coin de la figure, héhé.

Les minions m’ont fait délirer. Langage incompréhensible mélange d’écureuil et de robot, on comprend de temps en temps un mot qui ne fait qu’accentuer le comique de la scène ! Quelques séquences-qui-servent-à-rien les présentent dans des situations à mourir de rire, et on peut dire qu’ils sauvent les héros de nombreuses fois pendant l’histoire. On retiendra enfin le minion-en-apesanteur qui s’envole et qu’on recroise régulièrement, petit rappel comique.

Et enfin, le super-vilain Vector, qui n’a pas  une tête de super-vilain. (En fait, il a  surtout l’air totalement stupide.) Survêtement orange, belle brioche (bah oui, à force de se gaver de cookies devant des jeux vidéos), complètement mégalo, comme en témoignent sa maison, son requin domestique (mais pas apprivoisé), son mur d’enceinte, ses armes, sa voiture, sa navette spatiale, tout cela affublé de grands V oranges. Lui, on l’aime pas.

Et pendant toute l’histoire, à repérer : la Joconde, la pyramide en trompe-l’oeil, et des tas d’autres clins d’oeil ! Très bon film donc, accompagné d’une belle BO, et de quelques petites surprises dans le générique de fin. Du bonheur jusqu’au bout ! 😉

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