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Archive for the ‘Mes lectures’ Category

Il est de bon ton de faire un bilan bloguesque de temps en temps, ai-je remarqué. Comme j’aime bien suivre la mode, mais à ma façon, voici donc mon bilan 2011  *champagne*

Livres lus : une grosse cinquantaine. De la gnognotte à côté de la centaine que je dévorais il y a quelques années. (Je crois que je regarde trop de films et séries.)
Résolution pour 2012 : lire (et relire) les livres qui moisissent dans ma bibliothèque. Surtout les séries. Et Jane Austen. Et Shakespeare. Et…

Films vus au cinéma (les autres je n’ai pas compté) : euh… 68 ^_^  Plus que films que de bouquins, donc.
Résolution pour 2012 : lire un bouquin pour chaque film vu (et inversement).

Séries commencées (et finies) : Supernatural (bon, d’accord, jusqu’à la saison 5, parce qu’il faut savoir s’arrêter dans la vie, comme avec les cacahuètes), Hana yori dango, Veronica Mars, The Tudors, Rome, Robin Hood, Pillars of the Earth… Je crois que c’est tout.

Séries encore en cours de visionnage (ben oui, les épisodes arrivent au compte-goutte, grr) : Doctor Who, How I met your mother, Downton Abbey, Pan Am, Awkward, Once upon a time, Glee, New girl, Fringe, Merlin, Sherlock, Terra Nova, Game of Thrones (et sans compter celles arrêtées après trois épisodes, genre Vampire diaries ou True Blood, ces horreurs à la sauce vampire).
Résolution pour 2012 : euh… regarder les suites ?

Découvertes musicales de l’année : Caro Emerald, Adele, Glee, Steve Jablonski…
Résolution pour 2012 : trouver un nouvel artiste à favoriter 😉

Nombre d’articles publiés :  26. Hum, je peux mieux faire.
Résolution pour 2012 : essayer d’être plus régulière ^_^

Et enfin, en exclusivité mondiale comme vous êtes gâtés, je vous propose un petit jeu : voici une liste de choses me concernant. Une seule est fausse. Laquelle ?

– j’aime les Pringles Hot & Spicy mais pas les Onion & Cream
– j’ai gagné un concours d’orthographe
– je donne des noms à mes objets informatiques comme une vraie geekette
– j’ai rencontré une de mes autrices préférées
– j’ai découvert Harry Potter quand personne ne savait encore de quoi je parlais
– j’ai tourné dans un film et joué dans des pièces de théâtre musicales
– j’ai écrit un roman
– je mange des huîtres
– je suis un personnage de roman
– j’ai rencontré Lambert Wilson
– je connais des gens sur tous les continents habités
– je suis entrée dans un train sans savoir où il partait, juste sur un coup de tête
– je danse parfaitement le rock, la valse et le madison
– ma boîte mail est organisée par couleurs
– j’ai tenu dans mes mains des livres du XIe siècle
– j’ai été sauvée des eaux par un sauveteur californien
– j’ai regardé en direct le mariage de l’année 2011, j’ai nommé Kate & William (paraît qu’elle serait enceinte)
– je sais faire les truffes au chocolat
– j’adôôre les sushis
– on me surnomme « boulette » ou « Ali-chérie », entre autres
– je suis une technoquiche (une quiche en informatique, quoi)

Prêts ? Bonne annééée !

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Motivée par la sortie du film de Martin Scorsese le 14 décembre, j’ai lu L’invention de Hugo Cabret, de Brian Selznick. Ca a été une très bonne surprise, même si je ne m’attendais pas du tout à ça.

La bande-annonce du film m’avait fait penser à de l’aventure, de la magie, un automate animé par une clé en forme de cœur qui affole toutes les passions. Quant au livre (un pavé), je désespérais de réussir à le finir avant la semaine prochaine, car rien n’est pire que voir le film quand on est au milieu d’une histoire (ça m’est arrivé avec Percy Jackson, et tout le suspense avait disparu).

En fait, le roman n’en est pas vraiment un. Du moins, il commence comme une scène de cinéma : chaque page ouvre une vignette, un dessin, comme un zoom sur la ville de Paris puis la gare où l’histoire va se passer. Et c’est seulement quand on est immergé dans les illustrations de l’auteur que le texte commence.

C’est principalement cela qui rend ce roman intéressant, car l’histoire est plutôt courte (deux heures suffisent pour tout lire) : elle est racontée moitié avec les mots de l’auteur, et moitié avec ceux que le lecteur mettra sur les illustrations et les images d’archives qui parcourent les pages.

Et le mieux, c’est que la bande-annonce comme le livre conservent le secret de l’énigme de l’automate jusqu’au bout. C’est une vraie surprise quand on comprend enfin qui l’a fabriqué, ce qu’il représente, et pourquoi Hugo rencontre toutes ces personnes différentes sur son chemin.

Un très beau livre dans une édition sympa (ce qui explique son prix :)), qui me donne encore plus envie de voir le film la semaine prochaine. Car maintenant, je veux aussi savoir comment Scorcese a adapté le mystère de l’automate dans ce Paris des années 30, qui sent bon l’hiver et la magie.

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Attention, chef d’œuvre

Tobie Lolness - Timothée de Fombelle, ill. François Place

Tobie Lolness est la preuve qu’un grand héros peut être tout petit. Il mesure à peine un millimètre et demi et pourtant son courage est démesuré. Il vit avec son peuple dans un grand arbre, mais le jour où son père, un grand savant, refuse de livrer une de ses inventions qui pourrait être nuisible à l’arbre, sa famille est brusquement chassée et poursuivie depuis les Cimes jusqu’aux Basses-Branches. Tobie a treize ans, il est traqué et va devoir se tourner vers les quelques amis qui lui restent fidèles pour combattre les hommes qui sèment le malheur et la terreur dans l’arbre.

Le récit démarre au quart de tour, et tout comme pour Vango, le lecteur ne découvre que peu à peu l’histoire de Tobie, de ses parents, de la belle Elisha ou encore de l’affreux Jo Mitch, dans une farandole de retours en arrière et de sauts dans les branches. Tobie devra partir, fuir l’arbre pour échapper à ses poursuivants et trouver la force de revenir se battre pour sa maison, sa famille, ses amis et son amour.

Les années passent à toute vitesse, mais les mois semblent des siècles. Le deuxième tome s’annonce plus sombre : les péripéties s’accumulent, les rebondissements se multiplient, et tous les personnages qui entourent Tobie ne s’en sortiront pas indemnes. Le destin frappe parfois très dur, mais l’histoire est toujours aussi fascinante et palpitante, et on ne lâche pas avant d’avoir tourné la dernière page ! 

Deux romans écrits par Timothée de Fombelle, traduits dans 26 langues et illustrés par François Place. Une aventure pleine d’imagination qui parle de courage, d’amitié et d’écologie. Les phrases sont de véritables poèmes, la musique de l’arbre ne quitte pas le lecteur, et on suit réellement Tobie et Elisha dans leur quête de liberté, de vie et d’amour.

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Un voyage dans le temps et le monde sans bouger de son canapé, ça n’arrive pas tous les jours, et même le Docteur aimerait connaître ma recette ! Elle est pourtant simple : les deux tomes de Vango de Timothée de Fombelle, et c’est magique.

J’ai passé mon week-end entre 1915 et 1945, entre la France, l’Ecosse et la Sicile, dans des zeppelins ou des monastères invisibles, avec la Taupe, Mademoiselle et Andreï pendant que Madame Victoria scelle un accord de guerre et que Vango passe par-dessus tout ce petit monde dans une quête folle vers son passé et son nom.

Dans la lignée de Tobie Lolness, les deux romans qui composent cette fresque historico-aventureuse coupent et recoupent le présent et le passé, des personnages qui n’auraient jamais dû se rencontrer et des lieux tour à tour exotiques ou dangereux. On fuit avec Vango, on prie avec le père Zefiro, on vole dans le zeppelin du commandant Eckener, on escalade les toits avec la Taupe, on scrute les brumes d’Everland avec Ethel…

L’humour est toujours présent, mais la peur aussi pour tous ces personnages qu’une poignée de mots suffit à nous faire aimer. Et c’est le cœur battant qu’on tourne une page, pour découvrir que le récit s’est transporté à 6000 kilomètres de là, de l’autre côté de l’océan… pas un détail en trop pour percer le mystère qui entoure les origines de Vango Romano et qui l’oblige à courir à travers l’Europe pour échapper à la police française, allemande ou russe.

Une ribambelle de personnages entoure le jeune homme, et on ne peut pas choisir qui l’on préfère entre la princesse d’Albrac, Mary la femme de chambre, le commissaire Boulard ou encore le gentil docteur Basilio, sans même parler des autres !

Et l’aventure souffle, le courage déborde, l’émotion affleure, mais ce n’est que pour mieux apprécier le morceau suivant de ce puzzle romanesque mêlant l’Histoire et la fiction.

Quoi qu’il advienne, l’étoile finira toujours par briller après la tempête.

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Megan Follows dans le rôle d'Anne

La fille la plus bavarde du monde, vous connaissez ? Elle s’appelle Anne Shirley, elle est orpheline et elle est célèbre depuis la série télévisée canadienne Le bonheur au bout du chemin (Anne of green gables) de Kevin Sullivan. Mais avant les films, Anne of green gables est d’abord une série de livres écrits par Lucy Maud Montgomery entre 1908 et 1921.

Lors de mon dernier passage dans un marché du livre, je suis tombée sur le premier tome, Anne… la maison aux pignons  verts. Grande fan des films, je l’ai dévoré et j’ai été très agréablement surprise de voir que le film est tout à fait fidèle, que ce soit dans le choix des acteurs ou dans les dialogues, conservés jusqu’à la dernière digression imaginative d’Anne.

Schuyler Grant dans le rôle de Diana

On ne peut pas s’empêcher d’aimer Anne (avec un E, s’il vous plaît), petite fille rousse, rêveuse et extrêmement imaginative, adoptée par un frère et une sœur vivant sur l’Ile-du-Prince-Édouard au Canada. Le livre comme le film nous présentent une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres : Diana Barry, l’amie de cœur d’Anne, Marilla et Matthew Cuthbert, chez qui elle vit, Gilbert Blythe qu’Anne déteste depuis qu’il s’est moqué de ses cheveux roux, les institutrices qui aideront Anne à grandir…

Jonathan Crombie dans le rôle de Gilbert

Mais cela ne l’empêchera pas d’imaginer toujours plus, en grande romantique qui rêve d’une aventure tragique.  Et ce ne sont pas des cheveux verts qui l’arrêteront, pas plus que Gil… quelques garçons de l’école, foi d’Anne Shirley !

Anne of green gables a été adapté de nombreuses fois depuis sa sortie, depuis  un film muet en 1919, en passant par 1934 (Dawn O’Day, l’actrice jouant le rôle d’Anne Shirley, a d’ailleurs adopté ce nom de scène après ça :)) , jusqu’à une série animée japonaise et même une comédie musicale ! Mais le premier des trois films de Kevin Sullivan, avec Megan Follows en actrice principale, est le plus connu et a gagné beaucoup de récompenses à sa sortie.

Alors, si vous cherchez un peu de poésie, pas mal d’humour et beaucoup d’imagination, vous savez à qui demander ! 😉

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Je n’en suis qu’à la page 100, mais je peux déjà dire que Hunger Games, de Suzanne Collins, est ma nouvelle trilogie phare.

Découverte en surfant sur ce merveilleux site qu’est deviantART, où je cherchais des fanarts HP, je suis tombée de fil en aiguille sur des dessins de Katniss et Peeta. Intriguée, je suis allée voir mon ami Wikipédia qui m’a donné un mini résumé, et j’ai filé à la bibliothèque au bas de la rue pour emprunter le premier tome. Je ne pensais pas autant aimer. Je ne peux plus lâcher mon livre, et les Jeux n’ont même pas commencé  !

L’histoire, donc : sur les ruines de ce qui a été l’Amérique, douze Districts sont gouvernés par le Capitole. A cause de leur rébellion, étouffée dans le sang des années auparavant, chaque année un garçon et une fille de chacun des douze Districts est choisi pour jouer dans un jeu télévisé mortel… au sens propre du terme. Les vingt-quatre « joueurs » sont lâchés dans une arène, pendant que le reste de la population est forcée de regarder la retransmission en direct. Le but du jeu : le dernier survivant a gagné. Ceci pour rappeler aux Districts que le Capitole a gagné…

Peeta et Katniss par Burdge-Bug

Le récit commence dans le District Douze, le plus pauvre. Katniss, seize ans, a la charge de sa mère et de sa petite sœur. Pour nourrir sa famille, elle va chasser dans la forêt avec l’aide de son ami Gale, malgré l’interdiction. Mais le jour de la Moisson arrive, tous les habitants doivent se retrouver sur la place principale du District pour assister au choix des tributs. Katniss voit, horrifiée, sa petite sœur être choisie. Elle décide alors de prendre sa place. Le deuxième tribut du District douze s’appelle Peeta, et les choses vont se compliquer quand les deux adolescents se déclarent leur flamme à l’antenne : fausse alliance, véritable amour ? Une chose est sûre en tout cas : un seul joueur peut survivre…

L'ouverture des Jeux : "On fire" par Burdge-Bug

La narration est du point de vue de Katniss, on ne saura pas ce que les autres tributs pensent, mais je préfère autant : ça évite les descriptions de massacres… Le livre est donc moins dur à lire que ce qu’on pourrait penser. De plus, cela permet de s’identifier à Katniss, ce qui n’est pas difficile vu le talent de l’auteur et l’intérêt de l’histoire. 😀

Hunger games va être adapté au cinéma en 2012, avec Jennifer Lawrence (Winter’s bone) dans le rôle de Katniss, Josh Hutcherson (Le secret de Terabithia) pour Peeta et Liam Hemsworth (The last song) pour Gale.

En tout cas, pour ma part, je file lire la suite de mon livre, en espérant trouver le tome 2 à la bibliothèque ! *enthusiastic*

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Le livre qui m’a valu un déluge madeleiniesque comme je n’en avais pas connu depuis mes neuf ans et Adieu Benjamin (livre déchirant s’il en est). Oui, d’accord, je suis particulièrement apte à verser des larmes de crocodile devant un livre/un film, il me suffit d’une bonne BO et de quelques images tristes (quoique, un arbre tout seul dans un pré avec un requiem violoné marche aussi…), mais je vous assure : avant de commencer La voleuse de livres, munissez-vous d’un paquet de mouchoirs, si possible du type de ceux qui vont par 150.

Et pourtant, ceux parmi vous qui penseraient, après cette intro, que ce livre n’en vaut pas la peine, auraient bien tort ! D’ailleurs, je l’ai revu la semaine dernière dans le train, agrémenté de la mention « 1st something » (je n’ai pas vu la fin, la dame avait le doigt dessus. Mais le site officiel du livre a comblé ma curiosité : il était écrit « The incredible New York Times No.1 bestseller narrated by the darkest storyteller of them all », rien que ça.  Ca veut dire  « un livre incroyable raconté par le plus sooooombre des narrateurs » *petit frisson*).

A propos, l’auteur s’appelle Markus Zusak, et il est australien. C’est vous dire si La voleuse de livres est bien, puisqu’il est anglais et a été traduit en français, deux langues qui sont quand même les deux plus belles du monde, n’en déplaise à ma soeur *clin d’œil à la plus grande fan du Japon de France*. Oui je sais, ce raisonnement est totalement subjectif (et nul, d’ailleurs), mais c’est pas grave.

Ce qui est moins subjectif (voire totalement objectif), par contre, ce sont les récompenses que le roman a gagnées : les prix Kathleen Mitchell Award 2006 et Michael L. Printz 2007 pour Excellence in Young Adult Literature décernés par The Young Adult Library Services Association, et en 2008 le Ena Noel Award décerné par l’Union Internationale pour les Livres de Jeunesse. Il a de plus été nommé aux Quills Awards, décernés par MSNBC (le site de la chaîne de télévision NBC) dans la catégorie « Romans pour jeunes adultes ».

Donc en résumé, La voleuse de livres est racontée par la Mort elle-même (on vous avait dit que le narrateur était sooooombre). C’est l’histoire d’une petite fille, en Allemagne, qui vole des livres pour les sauver des autodafés. Mais ce n’est pas que ça… C’est l’histoire d’un combat pour la liberté et l’humanité au sein d’une des périodes les plus troublées de l’Histoire, mais pas que ça… C’est une histoire triste, tragique même (et la Mort ne s’en cache pas, après tout, elle le sait mieux que personne, qui est mort), mais pas que ça…

C’est « une simple histoire, en fait, où il est question :
– d’une fillette
– de mots
– d’un accordéoniste
– d’Allemands fanatiques
– d’un boxeur juif
– et d’un certain nombre de vols ».

Wikipédia consacre un article plutôt immense sur ce livre, pour ceux d’entre vous qui voudraient en savoir plus. (En plus, comme il est très complet, cet article, reprendre trop d’infos serait un peu du copiage…)

Quant à moi, je vous dirai juste de foncer dans la première bibliothèque/librairie et (après avoir préparé les mouchoirs, je vous le rappelle) de dévorer ce roman magnifique. D’ailleurs, un monsieur dont je ne doute pas qu’il soit très intelligent (Philip Ardagh, pour les curieux) dit la même chose dans The Guardian du 6 janvier 2006 : « Je ne pourrais jamais assez vous recommander de le lire »…

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