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Posts Tagged ‘pirate’

Avertissement : cet article n’est pas du tout objectif.
Il est aussi franco-anglais.
Vaches espagnoles, vous êtes prévenues !

Le dixième Docteur et Donna

J’ai une étrange façon de découvrir de petites merveilles. Ca m’était déjà arrivé pour Hunger games : en surfant sur deviantART, et en particulier sur le profil de Burdge-bug, j’étais tombée sur une petite collection de dessins qui m’avaient beaucoup plu, et de fil en aiguille j’avais fini par lire les romans que l’artiste illustrait avec talent. J’ai été immédiatement sous le charme. Eh bien, il m’est arrivé la même chose avec Doctor Who.

Depuis mon article sur Merlin, où j’affirmais que je ne regardais pas beaucoup de séries, cela a bien changé. J’ai arrêté de compter à quinze et des bananes, et même si certaines sont vraiment une perte de temps, d’autres sont de véritables petits bijoux de scénario, de costumes, d’humour, de justesse… Mais je m’écarte du sujet, revenons à nos moutons aliens.

Le neuvième Docteur et Rose

Le Docteur, donc, est un alien qui a eu beaucoup d’aventures. Tellement d’aventures que la série, qui a commencé dans les années 60, a compté 26 saisons (!) avant de s’arrêter momentanément. Elle a repris en 2005, et j’ai décidé de commencer à partir de la première saison de cette nouvelle série. Il ne m’a pas fallu dix minutes pour être fan et exploser de rire, de fureur ou de peur à chaque réplique du neuvième Docteur…

Neuvième ? Oui, parce que le Docteur a eu plusieurs visages au cours des années, ce qui a permis de continuer la série malgré le vieillissement des acteurs ! La nouvelle série commence donc avec le Docteur numéro 9, accent du Nord à couper au couteau, blouson en cuir et sourire malicieux. Il sauve la vie de Rose, jeune Londonienne, qui devient sa compagne de voyage dans le temps et l’espace.

Le TARDIS

Le vaisseau du Docteur s’appelle le TARDIS (Time and Relative Dimension in Space), il est plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur et ressemble à une cabine de téléphone de police bleue, ce qui est la classe intergalactique, tout le monde le sait.

Mais le Docteur, qui au départ voyage à travers temps et espace pour s’amuser, tombe toujours dans une catastrophe. Heureusement, ses compagnons humains sont là pour l’aider. Ils combattent les méchants extra-terrestres qui veulent asservir les autres planètes, résolvent des mystères, sauvent des populations… Il y en a pour tous les goûts !

Niveau acteurs aussi, il y en a pour tous les goûts. Après le neuvième Docteur qui restera pour une saison, le dixième est mon préféré : David Tennant est absolument génial (vous étiez prévenus : aucune objectivité). Quant au onzième (le dernier en date), il est tellement décalé qu’il en est tordant.

Le onzième Docteur et Amy

Les compagnons du Docteur composent également un tableau disparate : filles ou garçons, jeunes ou moins jeunes, chacun a sa force et sa faiblesse propre. J’ai un faible certain pour Rose, Donna et Amy, qui apportent chacune une touche personnelle indispensable à la série, que ce soit leur humanité, leur humour ou leur fort caractère.

Mais personne ne sait vraiment qui est le Docteur (oui, c’est en rapport avec le titre de la série :)). Je crois que lui ne le sait pas non plus. Parce qu’en-dehors d’être un alien, d’avoir deux cœurs et de se régénérer au lieu de mourir, qui est-il ? Le mystère s’éclaire petit à petit au cours des épisodes, mais n’est toujours pas résolu à la fin de la saison six.

« I demand to know who you are! »
« I don’t know! See, there’s the thing. I’m the Doctor, but beyond that, I just don’t know. I literally do not know who I am. It’s all untested. Am I funny? Am I sarcastic? Sexy? Am I and old misery? Life and soul? Right-handed? Left -handed? A gambler? A fighter? A coward? A traitor, a liar, a nervous wreck? I mean, judging by the evidence, I’ve certainly got a gob. »

« I’m the Doctor. You want a higher authority? There isn’t one. It stops with me. »

« You stand as this world’s champion? »
« Thank you. I don’t know who I am, but you’ve just summed me up. »

« Hey, I’m the Doctor. I was here to help. And you are very very welcome. »

« I’m the Doctor. Well, they call me the Doctor. I don’t know why. I call me the Doctor. Still don’t know why. »

Alors ce qui fait le charme du Docteur, malgré son identité cachée et sans même parler des scénarios farfelus, des personnages attachants, du fait même que ce soit de la science-fiction et que ce soit britannique, ce sont ses petites habitudes. Ses lunettes pour paraître plus intelligent, son nœud papillon parce que c’est cool, son tournevis sonique et ses petites phrases tellement inutiles… Petit aperçu en vrac :

« Has anyone a pair of shoes I can borrow? Size 10. Although I should warn you I have very wide feet. »

« Geronimo! »

« You’re mad. Bonkers. Completely off your head. But I’ll tell you a secret. All the best people are. »

« I’m being extremely clever up here and there is no one to stand around looking impressed. What’s the point in having you all? »

« Allons-y! »

« It’s the city of New New York! Strictly speaking, it’s the fifteenth New York since the original, so that makes it New-New-New-New-New-New-New-New-New-New-New-New-New-New-New New York. »

« I wear a fez now. Fezzes are cool. »

« I’m looking for a blonde in an Union Jack. A specific one, mind you, I didn’t just wake up this morning with a craving. »

« Yo ho ho! Or does nobody actually say that? »

« Bow ties are cool. »

« OK, this is bad. At the moment I don’t know how bad, but we’re certainly three buses, a long walk and eight quid in a taxi from good. »

Embarquez donc dans le TARDIS et suivez l’aventure ! « All of time and space; everywhere and anywhere; every star that ever was. Where do you want to start? »

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J’aime les pirates. Ou les corsaires ? Je n’ai jamais vraiment su…

Approfondissons quelque peu notre culture générale, voulez-vous ? D’après le site Pirates & Corsaires, Ecumeurs des Sept Mers !, le pirate est « celui qui entreprend, celui qui tente fortune ». Il agit pour son propre compte, c’est un hors-la-loi qui parcourt les mers en pillant, violant et tuant sans distinction tout ceux qui l’empêchent de voler en rond. S’il est pris, il est pendu haut et court (haut pour qu’on le voie bien, et court pour économiser la corde. :))

Le corsaire, en revanche, agit sur lettre de marque délivrée au nom du roi (même si bien souvent, celui-ci n’est pas au courant…). Une lettre de marque est un document officiel autorisant le corsaire à courir contre tout ennemi déclaré du souverain qui la signe, en tant que force militaire auxiliaire et au service de son pays. En cas de défaite, le détenteur d’une lettre de marque est considéré comme un combattant régulier, ce qui lui évite la corde et lui promet simplement la prison. Il doit n’attaquer exclusivement que les ennemis de son souverain, respectant les neutres et toujours ses propres concitoyens. Mais en mer, il lui arrive parfois de ne pas avoir été informé de la paix survenue quelques jours auparavant, et en continuant son activité, il est traité tel un pirate. Quelques corsaires peu scrupuleux profitaient de ce papier officiel pour piller et tuer les marchands, comme les pirates. Les corsaires ont sévi durant trois siècles, du XVIe au XIXe.

Le flibustier est un aventurier, corsaire des Antilles, qui, aux XVIe et XVIIe siècles, écumait les côtes et dévastait les possessions espagnoles en Amérique. Ce n’est pas un pirate ! Juste un « libre butineur ». 😉

Et enfin, le boucanier est un aventurier français ou normand qui, vers la fin du XVIe siècle, alla s’installer à Saint-Domingue, colonie espagnole, et vécut de la chasse du bœuf sauvage et de la vente de sa peau. Mais la raréfaction du gibier dans les îles, ainsi que la tentative des Espagnols d’évincer les boucaniers leur firent rejoindre la flibuste. La France les reconnut et leur envoya un gouverneur en 1665.

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Donc, est-ce que je préfère les pirates aux corsaires ? Je suppose que ça dépend totalement du point de vue avec lequel leur histoire est traitée. S’ils sont de vrais barbares, torturant et pillant, je les aime beaucoup moins que s’ils sont plus ou moins loufoques et drôles comme dans Pirates des Caraïbes (le premier) ou relativement humains et gentils comme dans Le maître des dragons… Et il y en a pour tous les goûts, puisque les pirates ont inspiré des centaines d’artistes en tous genres, depuis toujours. Et même si la plupart des pirates étaient d’horribles meurtriers, j’aime toujours entendre leurs histoires : ils ont la clââsse, vous ne trouvez pas ?
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Tout ça donc pour en venir au livre du jour : L’île au trésor (Treasure Island) de Robert Louis Stevenson, paru en 1883.
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Jim Hawkins s’est embarqué sur un navire, à la recherche d’un trésor enfoui sur une île déserte, et se retrouve aux prises avec des pirates patibulaires, notamment un certain Long John Silver doté d’une jambe de bois, grand roublard, excellent conteur mais véritable pirate dans l’âme…

Un très bon roman d’aventure, de vrais méchants pirates, un héros jeune et beau comme on les aime… et en prime avec cette édition, de pleines pages d’incroyables illustrations de Pierre Joubert, toujours aussi splendides et réalistes !

Et saviez-vous qu’il existe une journée nationale (bon d’accord, aux USA) « Talk like a pirate day » ? Chaque année, le 19 septembre (pourquoi cette date ? Rien de glorieux : allez voir sur Pirates & Corsaires :D), les Américains célèbrent le seul jour où on peut parler comme un pirate sans être pris pour un fou.

Ahoy ! Entrez dans l’univers de la flibuste, l’univers des pirates et des corsaires!

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Princess Bride - William Goldman
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The princess Bride est un roman de William Goldman, paru en 1973.
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« Il était une fois la plus belle des aventures, auréolée par le grand amour, le seul, le vrai. Un récit de duels à l’épée, de bagarres, de torture, de poison, d’amour, de haine, de vengeance, de géants, de chasseurs, de méchants, de gentils, de serpents, d’araignées, de monstres, de poursuites, d’évasions, de mensonges, de vérités, de passion et de miracles.
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Ce conte intemporel est peuplé de personnages aussi inoubliables que Westley, le beau valet de ferme qui risque la mort, et pire encore, pour la femme qu’il aime ; Inigo Montoya, le bretteur espagnol qui ne vit que pour venger la mort de son père ; Fezzik, le plus doux et le plus fort des géants… et bien sûr, Bouton d’or : la princesse, la fiancée, la femme idéale, la plus belle de toute l’histoire du monde. » (4ème de couverture)
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Ce roman se dévore sans faim, grâce à l’humour décapant des personnages et des situations. On n’a pas le temps de souffler qu’une nouvelle aventure survient, encore plus incroyable et farfelue que la précédente. Et l’auteur nous ménage quelques surprenantes surprises, en s’appuyant autant qu’il le peut sur l’univers qu’il a inventé. Ainsi, on découvre aussi un couple de sorciers archi-vieux, des rats géants et carnivores, des sables mouvants, des pirates, un serviteur albinos et inquiétant, un prince fou, un homme à six doigts, j’en passe et des meilleures. 🙂
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Les commentaires succulents de l’auteur, insérés entre deux paragraphes et résumant la collection de chapeaux de la princesse ou l’histoire du pays, sont malgré tout très agaçants quand ils révèlent à l’avance le dénouement d’une situation. Cela n’arrive pas très souvent, heureusement, et il est facile de les sauter pour déguster la suite de cette histoire burlesque.
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Le ton est toujours farfelu, et on retrouve avec plaisir les ficelles des films d’aventure (le grand amour, les scènes de duel, les monstres, le sauvetage de la princesse, le mystérieux héros masqué…) pour mieux être étonné lorsque l’auteur se met à jongler avec elles. Le lecteur jubile d’avoir deviné tout de suite qui était Robert le pirate, mais il est le premier surpris lorsque Bouton d’Or se marie, contre toute attente…  Ces surprises sont agencées de main de maître pour prendre au dépourvu les pourfendeurs de portes ouvertes.
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The princess Bride a été adapté en film en 1987, avec dans les rôles principaux Robin Wright (Bouton d’Or) et Cary Elves (Westley). Un film tout aussi délirant que le livre !
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A lire également, la suite Le bébé de Bouton d’or, qui rassurera les lecteurs quant à la fin de Princess Bride. 🙂

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