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Posts Tagged ‘30’s’

Motivée par la sortie du film de Martin Scorsese le 14 décembre, j’ai lu L’invention de Hugo Cabret, de Brian Selznick. Ca a été une très bonne surprise, même si je ne m’attendais pas du tout à ça.

La bande-annonce du film m’avait fait penser à de l’aventure, de la magie, un automate animé par une clé en forme de cœur qui affole toutes les passions. Quant au livre (un pavé), je désespérais de réussir à le finir avant la semaine prochaine, car rien n’est pire que voir le film quand on est au milieu d’une histoire (ça m’est arrivé avec Percy Jackson, et tout le suspense avait disparu).

En fait, le roman n’en est pas vraiment un. Du moins, il commence comme une scène de cinéma : chaque page ouvre une vignette, un dessin, comme un zoom sur la ville de Paris puis la gare où l’histoire va se passer. Et c’est seulement quand on est immergé dans les illustrations de l’auteur que le texte commence.

C’est principalement cela qui rend ce roman intéressant, car l’histoire est plutôt courte (deux heures suffisent pour tout lire) : elle est racontée moitié avec les mots de l’auteur, et moitié avec ceux que le lecteur mettra sur les illustrations et les images d’archives qui parcourent les pages.

Et le mieux, c’est que la bande-annonce comme le livre conservent le secret de l’énigme de l’automate jusqu’au bout. C’est une vraie surprise quand on comprend enfin qui l’a fabriqué, ce qu’il représente, et pourquoi Hugo rencontre toutes ces personnes différentes sur son chemin.

Un très beau livre dans une édition sympa (ce qui explique son prix :)), qui me donne encore plus envie de voir le film la semaine prochaine. Car maintenant, je veux aussi savoir comment Scorcese a adapté le mystère de l’automate dans ce Paris des années 30, qui sent bon l’hiver et la magie.

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Objectif Marathon ciné : 30%.

Deuxième étape du marathon : Or noir, de Jean-Jacques Annaud. C’était très sympa, mais pas autant que Time out, ne vous en déplaise (faut croire que je préfère la SF).

Années 30, Ceinture Jaune. Deux sultans se rencontrent pour signer la paix. Le vaincu, Amar, laisse ses deux fils au vainqueur, Nessib, comme gage de bonne volonté ; ils seront élevés comme ses propres fils. La Ceinture Jaune est déclarée zone neutre, personne ne pourra la revendiquer.

Quinze ans plus tard, les Américains débarquent : ils ont trouvé du pétrole dans le sol de la Ceinture Jaune. Nessib, qui ne cherche qu’une chose, être riche et moderne, leur permet d’exploiter les gisements. Avec l’argent qu’il gagne, il construit des écoles, des hôpitaux… Malheureusement, Amar le prend comme une violation du traité.

C’est le début d’une nouvelle guerre, où Auda, le fils d’Amar, élevé par Nessib et marié à sa fille, devra choisir son camp.

Pour moi, la beauté du film réside surtout dans les paysages, justes splendides. Les scènes de bataille où la troupe d’Auda tend piège après piège à ses ennemis sont très bien trouvées, on a le cœur qui se serre de peur et d’horreur quand certains tombent sous les balles ou la soif, et mon cœur de midinette a beaucoup apprécié les échanges entre Leyla et Auda (que voulez-vous, on ne se refait pas).

Mon moment préféré du film ? Nessib qui hurle : « Auda, le Mahdi ? Il est bibliothécaire, nom d’un chien ! » Je l’ai toujours dit : les bibliothécaires conquerront le monde ! 😀

Mon personnage préféré ? Le médecin, Ali ♥. Il est cynique, ironique, drôle, je l’aime.

Et une pensée jalouse pour le superbe turban vers d’Amar, transmis de père en fils. Je veux le même.

Auda

Amar

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Un voyage dans le temps et le monde sans bouger de son canapé, ça n’arrive pas tous les jours, et même le Docteur aimerait connaître ma recette ! Elle est pourtant simple : les deux tomes de Vango de Timothée de Fombelle, et c’est magique.

J’ai passé mon week-end entre 1915 et 1945, entre la France, l’Ecosse et la Sicile, dans des zeppelins ou des monastères invisibles, avec la Taupe, Mademoiselle et Andreï pendant que Madame Victoria scelle un accord de guerre et que Vango passe par-dessus tout ce petit monde dans une quête folle vers son passé et son nom.

Dans la lignée de Tobie Lolness, les deux romans qui composent cette fresque historico-aventureuse coupent et recoupent le présent et le passé, des personnages qui n’auraient jamais dû se rencontrer et des lieux tour à tour exotiques ou dangereux. On fuit avec Vango, on prie avec le père Zefiro, on vole dans le zeppelin du commandant Eckener, on escalade les toits avec la Taupe, on scrute les brumes d’Everland avec Ethel…

L’humour est toujours présent, mais la peur aussi pour tous ces personnages qu’une poignée de mots suffit à nous faire aimer. Et c’est le cœur battant qu’on tourne une page, pour découvrir que le récit s’est transporté à 6000 kilomètres de là, de l’autre côté de l’océan… pas un détail en trop pour percer le mystère qui entoure les origines de Vango Romano et qui l’oblige à courir à travers l’Europe pour échapper à la police française, allemande ou russe.

Une ribambelle de personnages entoure le jeune homme, et on ne peut pas choisir qui l’on préfère entre la princesse d’Albrac, Mary la femme de chambre, le commissaire Boulard ou encore le gentil docteur Basilio, sans même parler des autres !

Et l’aventure souffle, le courage déborde, l’émotion affleure, mais ce n’est que pour mieux apprécier le morceau suivant de ce puzzle romanesque mêlant l’Histoire et la fiction.

Quoi qu’il advienne, l’étoile finira toujours par briller après la tempête.

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Ou comment devenir fan du cirque (où je n’ai jamais été, lacune à combler de toute urgence !) et des éléphants en deux heures de temps.

J’entends déjà les commentaires… Non, je ne suis pas allée voir De l’eau pour les éléphants pour Robert. Sachez que je n’aime pas particulièrement la série adorée des midinettes-adolescentes-fans-de-buveurs-de-sang. En revanche, Cedric Diggory était très beau, et on ne peut nier que Robert Pattinson le soit dans ce film… 😉

Mais revenons à nos moutons éléphants.

Je suis allée voir De l’eau pour les éléphants parce que la bande-annonce m’avait plu, et que je vais un peu voir tout ce qui me donne envie. Eh bien, j’ai le plaisir de vous annoncer qu’il était encore mieux que je ne l’avais imaginé !

L’histoire est prenante, les décors splendides, la musique nous emporte dans le cirque des frères Benzini et le capharnaüm du train qui l’emmène d’un bout à l’autre du pays. Je regrette juste qu’on ne voie pas plus les personnages secondaires, tous ces artistes qu’on entraperçoit en parcourant le train avec Jacob Jancowski et sa nouvelle famille.

August et Marlena

En parlant de Jacob : Bob joue bien, certes, mais l’Oscar revient tout de même à Reese Witherspoon, alias Marlena, et surtout, surtout, à Christopher Waltz, qui joue décidément trèèès bien les méchants. (On se rappellera sa performance supra-flippante dans Inglorious Basterds, de Quentin Tarantino.) On retient son souffle dès qu’il apparaît à l’écran, tellement il est imprévisible : on ne sait jamais s’il va soudain sauter à la gorge de quelqu’un.

Mais je voudrais aussi décerner un Oscar à un personnage qui a été oublié pendant la cérémonie officielle : Rosie l’éléphante est fa-bu-leuse. A partir de maintenant, je veux un éléphant.

Un conseil cependant : le film est parfois violent, puisque August, le monsieur Loyal et mari de Marlena, n’aime pas trop qu’on conteste son autorité… peu importe qu’on soit un animal ou un humain. Ames sensibles et défenseurs des droits des animaux, vous êtes prévenus.

Quant à moi, je vais passer à la prochaine étape : lire le livre de Sarah Gruen.

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Le livre qui m’a valu un déluge madeleiniesque comme je n’en avais pas connu depuis mes neuf ans et Adieu Benjamin (livre déchirant s’il en est). Oui, d’accord, je suis particulièrement apte à verser des larmes de crocodile devant un livre/un film, il me suffit d’une bonne BO et de quelques images tristes (quoique, un arbre tout seul dans un pré avec un requiem violoné marche aussi…), mais je vous assure : avant de commencer La voleuse de livres, munissez-vous d’un paquet de mouchoirs, si possible du type de ceux qui vont par 150.

Et pourtant, ceux parmi vous qui penseraient, après cette intro, que ce livre n’en vaut pas la peine, auraient bien tort ! D’ailleurs, je l’ai revu la semaine dernière dans le train, agrémenté de la mention « 1st something » (je n’ai pas vu la fin, la dame avait le doigt dessus. Mais le site officiel du livre a comblé ma curiosité : il était écrit « The incredible New York Times No.1 bestseller narrated by the darkest storyteller of them all », rien que ça.  Ca veut dire  « un livre incroyable raconté par le plus sooooombre des narrateurs » *petit frisson*).

A propos, l’auteur s’appelle Markus Zusak, et il est australien. C’est vous dire si La voleuse de livres est bien, puisqu’il est anglais et a été traduit en français, deux langues qui sont quand même les deux plus belles du monde, n’en déplaise à ma soeur *clin d’œil à la plus grande fan du Japon de France*. Oui je sais, ce raisonnement est totalement subjectif (et nul, d’ailleurs), mais c’est pas grave.

Ce qui est moins subjectif (voire totalement objectif), par contre, ce sont les récompenses que le roman a gagnées : les prix Kathleen Mitchell Award 2006 et Michael L. Printz 2007 pour Excellence in Young Adult Literature décernés par The Young Adult Library Services Association, et en 2008 le Ena Noel Award décerné par l’Union Internationale pour les Livres de Jeunesse. Il a de plus été nommé aux Quills Awards, décernés par MSNBC (le site de la chaîne de télévision NBC) dans la catégorie « Romans pour jeunes adultes ».

Donc en résumé, La voleuse de livres est racontée par la Mort elle-même (on vous avait dit que le narrateur était sooooombre). C’est l’histoire d’une petite fille, en Allemagne, qui vole des livres pour les sauver des autodafés. Mais ce n’est pas que ça… C’est l’histoire d’un combat pour la liberté et l’humanité au sein d’une des périodes les plus troublées de l’Histoire, mais pas que ça… C’est une histoire triste, tragique même (et la Mort ne s’en cache pas, après tout, elle le sait mieux que personne, qui est mort), mais pas que ça…

C’est « une simple histoire, en fait, où il est question :
– d’une fillette
– de mots
– d’un accordéoniste
– d’Allemands fanatiques
– d’un boxeur juif
– et d’un certain nombre de vols ».

Wikipédia consacre un article plutôt immense sur ce livre, pour ceux d’entre vous qui voudraient en savoir plus. (En plus, comme il est très complet, cet article, reprendre trop d’infos serait un peu du copiage…)

Quant à moi, je vous dirai juste de foncer dans la première bibliothèque/librairie et (après avoir préparé les mouchoirs, je vous le rappelle) de dévorer ce roman magnifique. D’ailleurs, un monsieur dont je ne doute pas qu’il soit très intelligent (Philip Ardagh, pour les curieux) dit la même chose dans The Guardian du 6 janvier 2006 : « Je ne pourrais jamais assez vous recommander de le lire »…

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