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Posts Tagged ‘20’s’

Un voyage dans le temps et le monde sans bouger de son canapé, ça n’arrive pas tous les jours, et même le Docteur aimerait connaître ma recette ! Elle est pourtant simple : les deux tomes de Vango de Timothée de Fombelle, et c’est magique.

J’ai passé mon week-end entre 1915 et 1945, entre la France, l’Ecosse et la Sicile, dans des zeppelins ou des monastères invisibles, avec la Taupe, Mademoiselle et Andreï pendant que Madame Victoria scelle un accord de guerre et que Vango passe par-dessus tout ce petit monde dans une quête folle vers son passé et son nom.

Dans la lignée de Tobie Lolness, les deux romans qui composent cette fresque historico-aventureuse coupent et recoupent le présent et le passé, des personnages qui n’auraient jamais dû se rencontrer et des lieux tour à tour exotiques ou dangereux. On fuit avec Vango, on prie avec le père Zefiro, on vole dans le zeppelin du commandant Eckener, on escalade les toits avec la Taupe, on scrute les brumes d’Everland avec Ethel…

L’humour est toujours présent, mais la peur aussi pour tous ces personnages qu’une poignée de mots suffit à nous faire aimer. Et c’est le cœur battant qu’on tourne une page, pour découvrir que le récit s’est transporté à 6000 kilomètres de là, de l’autre côté de l’océan… pas un détail en trop pour percer le mystère qui entoure les origines de Vango Romano et qui l’oblige à courir à travers l’Europe pour échapper à la police française, allemande ou russe.

Une ribambelle de personnages entoure le jeune homme, et on ne peut pas choisir qui l’on préfère entre la princesse d’Albrac, Mary la femme de chambre, le commissaire Boulard ou encore le gentil docteur Basilio, sans même parler des autres !

Et l’aventure souffle, le courage déborde, l’émotion affleure, mais ce n’est que pour mieux apprécier le morceau suivant de ce puzzle romanesque mêlant l’Histoire et la fiction.

Quoi qu’il advienne, l’étoile finira toujours par briller après la tempête.

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Ceci n’est pas un film-de-fille (avis de garçons à l’appui ^^). Ce n’est pas non plus un conte de fées, ni une simple comédie, mais plutôt un film où il faut prévoir les mouchoirs entre deux rires. Ceci est un film très peu connu, ce qui est bien dommage, parce qu’il est absolument magnifique.

Beignets de tomates vertes (Fried Green Tomatoes at the Whistle Stop Cafe) est sorti en 1991, et est adapté du livre éponyme de Fannie Flagg. Le titre québécois (Le secret est dans la sauce) est une excellente private joke que seuls les visionneurs attentifs du film comprendront. 🙂

Evelyn Couch se morfond dans sa vie monotone de femme au foyer. Un jour, en rendant visite à une parente dans une maison de retraite, elle rencontre une extraordinaire vieille dame, Ninny Threadgoode. Ninny lui raconte sa jeunesse  dans l’Amérique sudiste des années 30, et l’histoire de l’amitié entre deux femmes : Idgie Threadgoode, vrai garçon manqué, et Ruth, douce et excellente cuisinière. Chacune d’elle a vécu des moments difficiles, mais ensemble, elles vont apprendre à les surmonter et à revivre. Au fil du récit de Ninny, Evelyn aussi reprend espoir et goût à la vie.

Je sais, ça fait bateau, vu comme ça. Eh bien pas du tout ! On ne voit pas le temps passer en regardant ce film. Les personnages sont incroyablement bien définis, de Ninny à Ruth, en passant par Big George, Sipsey, Buddy (l’homme parfait, je vous jure !! ^^), l’inspecteur, ou encore l’affreux Frank Bennett.

On frémit avec Ruth quand Idgie s’avance parmi des centaines d’abeilles pour recueillir du miel, on rit aux éclats (un peu terrifiés quand même) quand on comprend le secret des deux femmes, on se prend au jeu d’Evelyn qui se transforme en  véritable Amazone (Towandaaa !!), et franchement, on ne s’attend absolument pas à la moitié – voire les trois-quarts – des événements qui arrivent dans ce film nominé pour deux Oscars.

Toutes les critiques sont unanimes : Beignets de tomates vertes est un film à voir à tout prix. Pourquoi donc est-il si peu connu, alors que le moindre navet a été vu par tout le monde ? Telle est la question. 😉

Et pour les amateurs de bonne chère, voilà la recette des beignets de tomates vertes (par la conseillère culinaire du film, Cynthia Hizer Jubera) : « Une belle tomate verte par personne, sel, poivre, farine de maïs, graisse de bacon (lard gras fumé). Découper les tomates en rondelles épaisses, les assaisonner avec poivre et sel et les fariner. Les faire frire ensuite de chaque côté dans la graisse bien chaude, et… mourir de plaisir ! » (Plaquette presse éditée par la Warner Bros pour la sortie du film.) Miam !

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