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La Classe américaine ou Le Grand Détournement est un flim français, écrit et réalisé par Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette.

Ce flim est considéré comme un flim culte dans l’histoire du détournement. Absolument. Cependant, il  n’a jamais été commercialisé, malgré une distribution prestigieuse.

Jugez plutôt : Lauren Bacall, Jacqueline Bisset, Charles Bronson, Angie Dickinson, Henry Fonda, Clark Gable, Dustin Hoffman, Burt Lancaster, Dean Martin, Robert Mitchum, Paul Newman, Elvis Presley, Robert Redford, Randolph Scott, Frank Sinatra, James Stewart, Spencer Tracy, Lana Turner, John Wayne, Orson Welles, etc.

Comment ça, ce n’est pas possible qu’ils aient tous joué dans le même flim ? Absolument, la preuve que si ! Allez, je vous donne la recette :

  • des dizaines d’extraits de flims de la Warner Bros réalisés entre 1952 et 1980
  • une bande de oufs malades pour découper et monter les extraits pendant six mois
  • les doubleurs officiels des stars citées plus haut, plus quelques personnages français qui ont dû bien s’éclater
  • beaucoup d’âneries
  • mélangez, secouez…

…et vous voilà les heureux visionneurs d’un flim inédit, culte et délirant !

« Bonjour. C’est moi Orson Welles. Ceci est ma maison que vous voyez derrière là, pas mal non ? C’est français. » Absolument.

Le scénario est très simple : George Abitbol (John Wayne), « l’homme le plus classe du monde », meurt au large de l’atoll de Pom Pom Galli. Ses derniers mots sont « monde de merde », et ils déclenchent la polémique. Pourquoi a-t-il dit cela ? Les journalistes Dave (Paul Newman), Peter (Dustin Hoffman) et Steven (Robert Redford) enquêtent sur ses dernières paroles. Ils vont donc interroger toutes les personnes qui l’ont connu pendant sa vie au Texas, et découvrir qu’il n’était peut-être pas aussi classe que la légende le prétendait…

Le flim n’aura droit qu’à une unique diffusion sur Canal+. Mais les téléspectateurs ébahis, présents devant leur poste le 31 décembre 1993, ont enregistré Le grand détournement, et le flim s’est alors échangé sous le manteau. Aujourd’hui, grâce au téléchargement, il est facilement retrouvable. Absolument, absolument.

En attendant, pour en savoir un peu plus sur Le grand détournement – La classe américaine, vous pouvez visiter les quelques liens ci-dessous :

  • Le site de Sam, la référence sur le net, Ze fan du flim qui l’a entièrement restauré, scène après scène, en achetant les versions DVD de tous les flims utilisés… Un truc de ouf malade. On admire.
  • Un article de Libé sur Ze fan du flim cité ci-dessus.

Allez, je vous laisse, je vais aller écouter Sheraf (c’est un groupe, ils étaient number one) en mangeant des chips. Bon bidonnage ! 😀

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J’ai vu un film très très triste hier. Inutile de vous dire que j’ai pleuré comme une madeleine, et versé assez de larmes pour remplir la mer Caspienne.

Never let me go, en français Auprès de moi toujours, est au départ un roman de Kazuo Ishiguro, Anglais d’origine japonaise, sorti en 2005.  Le roman a été nommé pour les prix Booker Prize et National Book Critics Circle Award en 2005, et Arthur C. Clarke Award en 2006. Il a reçu le prix 2006 ALA Alex Award. Je n’ai pas lu le livre, mais j’en ai très envie maintenant que j’ai vu le très beau film de Mark Romanek, sorti cette année aux USA (pour la sortie française, il faudra attendre mars 2011).

Nos trois héros, Kathy, Ruth et Tommy sont interprétés par Carey Mulligan, Keira Knightley et Andrew Garfield. L’histoire est raconté par Kathy, 28 ans, qui se rappelle son enfance et sa vie depuis son arrivée à la pension Hailsham. Bien que l’histoire soit de la science-fiction, comme on l’apprend dès la première scène, l’époque se situe entre les années 70 et 90 en Angleterre. La science a fait beaucoup de progrès et le clonage humain permet d’avoir des organes à disposition pour les transplantations. Kathy et ses camarades ont été créés dans ce but : à l’âge adulte, ils commenceront à faire des dons jusqu’à « l’achèvement », c’est-à-dire leur mort. Mais être des clones ne les empêche pas d’être humains, d’avoir des sentiments et de vouloir vivre comme tout le monde. C’est ainsi qu’il paraît qu’un couple aurait le droit à un délai de trois ans avant  de commencer les dons…

On pourrait croire que c’est un remix de The island, mais non, rien à voir. Dans The island, tout est blanc, automatisé, aseptisé, les médecins font peur et les clones, tout comme les clients, ne savent pas ce qui se passe. Dans Never let me go, on est dans la campagne anglaise, il n’y a aucun gadget futuriste, aucune technologie de pointe, et les personnages savent ce qui les attendent. Pire, ils l’acceptent. Aucune question n’est posée, aucune graine de révolte ne commence à germer. Et pourtant, rien, strictement rien n’empêche la fuite des personnages : pas de barrière, pas de lavage de cerveau, pas de chaîne, pas de garde…

Ishiguro a créé une magnifique histoire qui nous pose une question fondamentale : qu’est-ce qui fait de nous des humains ? Est-ce notre naissance, notre conception, notre âme ? Les clones ont-ils une âme ? Bien sûr que oui ! Mais les humains non-clonés, eux, ne le pensent pas…  Et continuent leurs horribles pratiques. Le monde décrit par Kazuo Ishiguro est-il celui de demain ? On peut le craindre… A l’homme de réagir, pour qu’il garde son humanité !

Un point assez remarquable du film est aussi le fait que, sans aucun garde à casquette, fusil et brassard, sans grand leader tyrannique parlant au micro, on a une vision d’une réalité oppressante. Le film est très calme, les seuls coups d’éclats sont les deux cris de révolte de Tommy, et ils en sont d’autant plus forts.

Je ne vous dirai pas la fin, mais sachez que, si ce film est tragique, il est beau et parfois drôle… même si j’aurais aimé que les moments heureux durent plus longtemps. J’aurais eu moins mal à la fin…

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