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Archive for décembre 2010

J’aime les pirates. Ou les corsaires ? Je n’ai jamais vraiment su…

Approfondissons quelque peu notre culture générale, voulez-vous ? D’après le site Pirates & Corsaires, Ecumeurs des Sept Mers !, le pirate est « celui qui entreprend, celui qui tente fortune ». Il agit pour son propre compte, c’est un hors-la-loi qui parcourt les mers en pillant, violant et tuant sans distinction tout ceux qui l’empêchent de voler en rond. S’il est pris, il est pendu haut et court (haut pour qu’on le voie bien, et court pour économiser la corde. :))

Le corsaire, en revanche, agit sur lettre de marque délivrée au nom du roi (même si bien souvent, celui-ci n’est pas au courant…). Une lettre de marque est un document officiel autorisant le corsaire à courir contre tout ennemi déclaré du souverain qui la signe, en tant que force militaire auxiliaire et au service de son pays. En cas de défaite, le détenteur d’une lettre de marque est considéré comme un combattant régulier, ce qui lui évite la corde et lui promet simplement la prison. Il doit n’attaquer exclusivement que les ennemis de son souverain, respectant les neutres et toujours ses propres concitoyens. Mais en mer, il lui arrive parfois de ne pas avoir été informé de la paix survenue quelques jours auparavant, et en continuant son activité, il est traité tel un pirate. Quelques corsaires peu scrupuleux profitaient de ce papier officiel pour piller et tuer les marchands, comme les pirates. Les corsaires ont sévi durant trois siècles, du XVIe au XIXe.

Le flibustier est un aventurier, corsaire des Antilles, qui, aux XVIe et XVIIe siècles, écumait les côtes et dévastait les possessions espagnoles en Amérique. Ce n’est pas un pirate ! Juste un « libre butineur ». 😉

Et enfin, le boucanier est un aventurier français ou normand qui, vers la fin du XVIe siècle, alla s’installer à Saint-Domingue, colonie espagnole, et vécut de la chasse du bœuf sauvage et de la vente de sa peau. Mais la raréfaction du gibier dans les îles, ainsi que la tentative des Espagnols d’évincer les boucaniers leur firent rejoindre la flibuste. La France les reconnut et leur envoya un gouverneur en 1665.

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Donc, est-ce que je préfère les pirates aux corsaires ? Je suppose que ça dépend totalement du point de vue avec lequel leur histoire est traitée. S’ils sont de vrais barbares, torturant et pillant, je les aime beaucoup moins que s’ils sont plus ou moins loufoques et drôles comme dans Pirates des Caraïbes (le premier) ou relativement humains et gentils comme dans Le maître des dragons… Et il y en a pour tous les goûts, puisque les pirates ont inspiré des centaines d’artistes en tous genres, depuis toujours. Et même si la plupart des pirates étaient d’horribles meurtriers, j’aime toujours entendre leurs histoires : ils ont la clââsse, vous ne trouvez pas ?
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Tout ça donc pour en venir au livre du jour : L’île au trésor (Treasure Island) de Robert Louis Stevenson, paru en 1883.
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Jim Hawkins s’est embarqué sur un navire, à la recherche d’un trésor enfoui sur une île déserte, et se retrouve aux prises avec des pirates patibulaires, notamment un certain Long John Silver doté d’une jambe de bois, grand roublard, excellent conteur mais véritable pirate dans l’âme…

Un très bon roman d’aventure, de vrais méchants pirates, un héros jeune et beau comme on les aime… et en prime avec cette édition, de pleines pages d’incroyables illustrations de Pierre Joubert, toujours aussi splendides et réalistes !

Et saviez-vous qu’il existe une journée nationale (bon d’accord, aux USA) « Talk like a pirate day » ? Chaque année, le 19 septembre (pourquoi cette date ? Rien de glorieux : allez voir sur Pirates & Corsaires :D), les Américains célèbrent le seul jour où on peut parler comme un pirate sans être pris pour un fou.

Ahoy ! Entrez dans l’univers de la flibuste, l’univers des pirates et des corsaires!

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Sortilège est le premier roman de l’Américaine Alex Flinn, publié en 2009.

Kyle, jeune New-yorkais de 16 ans, est très beau, très riche… mais terriblement méchant et arrogant ! Un défaut qui finit par lui coûter cher : une jeune sorcière, dont il a eu le tort de se moquer, lui jette un sortilège qui le transforme en monstre bestial.

Devenu aussi horrible à l’extérieur qu’il l’est à l’intérieur (comme le portrait de Dorian Gray, oui oui), il est rejeté par son père qui l’enferme dans une maison à Brooklyn, avec pour seule compagnie un professeur aveugle et une bonne à tout faire.

Kyle a une seule chance de briser la malédiction : il lui reste deux ans pour apprendre à être bon et se faire aimer d’une jeune fille.

Une version moderne du conte de La Belle et la Bête qui propose, de façon originale, la narration du point de vue de la Bête et non de la Belle. Une Bête très humaine, qu’on voit évoluer pendant deux ans, au fur et à mesure des pages. Une Bête très à la page aussi, qui essaie de trouver l’amour sur des forums de discussion et des sites Internet. Mais le Grand Amour ne se conquiert pas si facilement…

Bon d’accord, c’est un livre-de-filles, soon to be un film-de-fille, en plus : Sortilège va être adapté en film (sous le titre Beastly), avec Alex Pettyfer dans le rôle de Kyle, Vanessa Hudgens dans celui de la jolie Linda et Mary-Kate Olsen pour jouer la sorcière. Il va sans dire que le casting féminin me laisse pantoise, et peu convaincue… Mais j’irai le voir quand même, juste par curiosité, et parce que décidément, j’aime bien les contes de fées revisités. 😀

[Edit octobre 2011 : j’ai vu le film, facile, pas super bien joué, assez improbable malgré la magie ambiante, et évidemment adaptant l’histoire comme bon lui semble… Je reconseille donc le livre, vraiment, il est bien mieux :D]

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Caro Emerald

Ma nouvelle chanteuse préférée du moment, c’est Caro Emerald, de son vrai nom Caroline Esmeralda van der Leeuw, née le 26 avril 1981 à Amsterdam.

C’est une chanteuse de jazz mêlé de mambo, de pop-rock, de rap, voire même un peu de platines caressées à la sauce R’n’B. Son premier album, Deleted Scenes from the Cutting Room Floor, est devenu, le 20 aout 2010, le premier album restant 27 semaines en tête des ventes aux Pays-Bas (dépassant d’une semaine le record de Thriller de Michael Jackson dans le pays). C’est vous dire.

Son look rétro coloré s’harmonise magnifiquement bien avec sa voix grave et ses clips années 50, colorés et loufoques : entre les grands-pères dans un bar qui chantent en s’éventant ou les gros titres qui s’affichent en clignotant, on n’a qu’une envie : danser !

Caro Emerald est une révélation pin-up, inspirée des ballrooms dancing des années 50. Comme le dirait Kuzco : ça groove ! 😉

[Edit mai 2011 : Ca y est ! On l’entend à la radio ! Prêtez l’oreille en faisant vos courses, et si vos pieds dansent tous seuls, vous saurez pourquoi 😀 Et pour en savoir encore un peu plus, on peut aussi regarder le reportage de TF1 Caro Emerald a le jazz au corps.]

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J’ai vu un film très très triste hier. Inutile de vous dire que j’ai pleuré comme une madeleine, et versé assez de larmes pour remplir la mer Caspienne.

Never let me go, en français Auprès de moi toujours, est au départ un roman de Kazuo Ishiguro, Anglais d’origine japonaise, sorti en 2005.  Le roman a été nommé pour les prix Booker Prize et National Book Critics Circle Award en 2005, et Arthur C. Clarke Award en 2006. Il a reçu le prix 2006 ALA Alex Award. Je n’ai pas lu le livre, mais j’en ai très envie maintenant que j’ai vu le très beau film de Mark Romanek, sorti cette année aux USA (pour la sortie française, il faudra attendre mars 2011).

Nos trois héros, Kathy, Ruth et Tommy sont interprétés par Carey Mulligan, Keira Knightley et Andrew Garfield. L’histoire est raconté par Kathy, 28 ans, qui se rappelle son enfance et sa vie depuis son arrivée à la pension Hailsham. Bien que l’histoire soit de la science-fiction, comme on l’apprend dès la première scène, l’époque se situe entre les années 70 et 90 en Angleterre. La science a fait beaucoup de progrès et le clonage humain permet d’avoir des organes à disposition pour les transplantations. Kathy et ses camarades ont été créés dans ce but : à l’âge adulte, ils commenceront à faire des dons jusqu’à « l’achèvement », c’est-à-dire leur mort. Mais être des clones ne les empêche pas d’être humains, d’avoir des sentiments et de vouloir vivre comme tout le monde. C’est ainsi qu’il paraît qu’un couple aurait le droit à un délai de trois ans avant  de commencer les dons…

On pourrait croire que c’est un remix de The island, mais non, rien à voir. Dans The island, tout est blanc, automatisé, aseptisé, les médecins font peur et les clones, tout comme les clients, ne savent pas ce qui se passe. Dans Never let me go, on est dans la campagne anglaise, il n’y a aucun gadget futuriste, aucune technologie de pointe, et les personnages savent ce qui les attendent. Pire, ils l’acceptent. Aucune question n’est posée, aucune graine de révolte ne commence à germer. Et pourtant, rien, strictement rien n’empêche la fuite des personnages : pas de barrière, pas de lavage de cerveau, pas de chaîne, pas de garde…

Ishiguro a créé une magnifique histoire qui nous pose une question fondamentale : qu’est-ce qui fait de nous des humains ? Est-ce notre naissance, notre conception, notre âme ? Les clones ont-ils une âme ? Bien sûr que oui ! Mais les humains non-clonés, eux, ne le pensent pas…  Et continuent leurs horribles pratiques. Le monde décrit par Kazuo Ishiguro est-il celui de demain ? On peut le craindre… A l’homme de réagir, pour qu’il garde son humanité !

Un point assez remarquable du film est aussi le fait que, sans aucun garde à casquette, fusil et brassard, sans grand leader tyrannique parlant au micro, on a une vision d’une réalité oppressante. Le film est très calme, les seuls coups d’éclats sont les deux cris de révolte de Tommy, et ils en sont d’autant plus forts.

Je ne vous dirai pas la fin, mais sachez que, si ce film est tragique, il est beau et parfois drôle… même si j’aurais aimé que les moments heureux durent plus longtemps. J’aurais eu moins mal à la fin…

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Aujourd’hui sort au cinéma Le monde de Narnia, l’odyssée du Passeur d’Aurore. En l’honneur de ce film magique et magnifique (j’ai eu la chance de le voir en avant-première lundi !! :D), et puisque la neige dehors me donne l’impression d’être Lucy dans la maison du magicien, voilà quelques unes de mes considérations sur le monde magique de Narnia et ses inoubliables personnages…

Allez, un peu d’Histoire pour commencer : Les Chroniques de Narnia est une série de sept romans fantastiques pour la jeunesse, écrite par C.S. Lewis entre 1950 et 1956. Elle est considérée comme un classique de la littérature enfantine, et est l’œuvre la plus connue de l’auteur.

Les romans ont été illustrés par Pauline Baynes, qui a été présentée à Lewis par son ami J.R.R. Tolkien. En plus de nombreux thèmes de la tradition chrétienne, la série emprunte des personnages et des idées aux mythologies grecque et romaine, comme aux contes de fées traditionnels anglais et irlandais. C’est l’une des raisons des nombreuses critiques que la série a reçues depuis sa première publication. Mais celles-ci n’ont pas empêché des générations d’enfants (et d’adultes aussi ^^) de découvrir Narnia, pour ne plus jamais vouloir en partir !

Les héros des Chroniques de Narniasont principalement des enfants venus de notre monde, et envoyés à Narnia pour y jouer un rôle important. On suit successivement Digory Kirke et son amie Polly Plummer, puis les quatre enfants Pevensie, Peter, Susan, Edmund et Lucy. Plus tard, leur cousin Eustache les rejoint, et enfin Jill Pole, une amie d’Eustache, est la dernière à découvrir Narnia.Lucy, Edmund, Peter et Susan Pevensie sont les personnages qui reviendront le plus dans l’ensemble des sept tomes des Chroniques, et ils seront les plus grands Rois et Reines de Narnia, dont la légende sera comptée à travers les âges…

En plus des humains, les personnages de ces histoires sont des animaux parlants, des faunes, des nains, des princes et princesses, de méchantes sorcières et de belles étoiles, des seigneurs perdus, des marchands d’esclaves, des Monopodes et des dragons, des centaures, des minotaures, et même le Père Noël ! Nos héros iront jusqu’au bout du monde pour accomplir leur destin et restaurer la paix. Les dernières adaptations cinématographiques des Chroniques de Narnia (à savoir donc : Le Lion, la Sorcière blanche et l’armoire magique ; Le prince Caspian et L’odyssée du Passeur d’Aurore) comptent parmi mes films préférés, que je conseille à tout le monde et que je revoie sans me lasser depuis plusieurs années, malgré les avis contraires de quelques représentants de la gent masculine de ma connaissance… ;)Et enfin, pour finir en beauté : saviez-vous que La dernière bataille, le dernier roman de la série, a valu le prestigieux prix Carnegie Medalà Lewis ? Ce livre raconte la fin du monde de Narnia et le début du règne d’Aslan, et est juste splendide…Ah oui, et au cas où vous vivriez dans une caverne au fond des bois d’une forêt enchantée (ou pas), sachez qu’il y a une blague qui circule dans les cercles sociaux plus ou moins mondiaux (je ne nommerai rien) : « Sauter dans une armoire à Ikéa et crier ‘Tous à Narnia !' » Ca m’a beaucoup fait rire (quoi ? J’ai un humour facile). Une autre version propose de se costumer avant en Mr Tumnus, voire même de sortir de l’armoire (dans laquelle on se serait préalablement caché, bien sûr) et d’accueillir les gens à Narnia, toujours costumé. Faudra que j’essaie. Un jour. Dans un Ikéa d’une ville de province où je ne risque pas de croiser une connaissance. Ou mieux : en Suède ! Comment on dit « Bienvenue à Narnia » en suédois ?

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Clive Staples Lewis, plus connu sous le nom de C.S. Lewis, est né à Belfast, en Irlande du Nord, en 1898. Il était un écrivain et académicien. Il est aussi connu pour ses fictions, surtout La tactique du diable (The Screwtape Letters), Les Chroniques de Narnia (The Chronicles of Narnia) et La trilogie cosmique (The Space Trilogy).

C.S. Lewis Lewis était un ami proche de J.R.R. Tolkien, l’auteur du Seigneur des anneaux ; ils faisaient tous deux partie du cercle littéraire des Inklings. La conversion de Lewis au christianisme, en partie grâce à l’influence de Tolkien, a eu un fort effet sur ses travaux, et se ressent dans la lecture de ses livres.

Lewis est mort en 1963, trois ans après sa femme, d’une attaque cardiaque (le même jour où le président américain John F. Kennedy se fit assassiner !).

Les œuvres de C.S. Lewis ont été traduites dans plus de quarante langues, et continuent de se vendre à près d’un million d’exemplaires par an. Les Chroniques de Narnia se sont vendues à plus de 120 millions d’exemplaires, et ont été adaptées à plusieurs reprises au théâtre et au cinéma.

Une partie de la vie de C.S. Lewis a été adaptée dans le film Les ombres du coeur (Shadowlands) avec Anthony Hopkins dans le rôle principal. Un très beau film, servi par de grands acteurs et une très belle BO ! 🙂

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