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Archive for janvier 2011

Le livre qui m’a valu un déluge madeleiniesque comme je n’en avais pas connu depuis mes neuf ans et Adieu Benjamin (livre déchirant s’il en est). Oui, d’accord, je suis particulièrement apte à verser des larmes de crocodile devant un livre/un film, il me suffit d’une bonne BO et de quelques images tristes (quoique, un arbre tout seul dans un pré avec un requiem violoné marche aussi…), mais je vous assure : avant de commencer La voleuse de livres, munissez-vous d’un paquet de mouchoirs, si possible du type de ceux qui vont par 150.

Et pourtant, ceux parmi vous qui penseraient, après cette intro, que ce livre n’en vaut pas la peine, auraient bien tort ! D’ailleurs, je l’ai revu la semaine dernière dans le train, agrémenté de la mention « 1st something » (je n’ai pas vu la fin, la dame avait le doigt dessus. Mais le site officiel du livre a comblé ma curiosité : il était écrit « The incredible New York Times No.1 bestseller narrated by the darkest storyteller of them all », rien que ça.  Ca veut dire  « un livre incroyable raconté par le plus sooooombre des narrateurs » *petit frisson*).

A propos, l’auteur s’appelle Markus Zusak, et il est australien. C’est vous dire si La voleuse de livres est bien, puisqu’il est anglais et a été traduit en français, deux langues qui sont quand même les deux plus belles du monde, n’en déplaise à ma soeur *clin d’œil à la plus grande fan du Japon de France*. Oui je sais, ce raisonnement est totalement subjectif (et nul, d’ailleurs), mais c’est pas grave.

Ce qui est moins subjectif (voire totalement objectif), par contre, ce sont les récompenses que le roman a gagnées : les prix Kathleen Mitchell Award 2006 et Michael L. Printz 2007 pour Excellence in Young Adult Literature décernés par The Young Adult Library Services Association, et en 2008 le Ena Noel Award décerné par l’Union Internationale pour les Livres de Jeunesse. Il a de plus été nommé aux Quills Awards, décernés par MSNBC (le site de la chaîne de télévision NBC) dans la catégorie « Romans pour jeunes adultes ».

Donc en résumé, La voleuse de livres est racontée par la Mort elle-même (on vous avait dit que le narrateur était sooooombre). C’est l’histoire d’une petite fille, en Allemagne, qui vole des livres pour les sauver des autodafés. Mais ce n’est pas que ça… C’est l’histoire d’un combat pour la liberté et l’humanité au sein d’une des périodes les plus troublées de l’Histoire, mais pas que ça… C’est une histoire triste, tragique même (et la Mort ne s’en cache pas, après tout, elle le sait mieux que personne, qui est mort), mais pas que ça…

C’est « une simple histoire, en fait, où il est question :
– d’une fillette
– de mots
– d’un accordéoniste
– d’Allemands fanatiques
– d’un boxeur juif
– et d’un certain nombre de vols ».

Wikipédia consacre un article plutôt immense sur ce livre, pour ceux d’entre vous qui voudraient en savoir plus. (En plus, comme il est très complet, cet article, reprendre trop d’infos serait un peu du copiage…)

Quant à moi, je vous dirai juste de foncer dans la première bibliothèque/librairie et (après avoir préparé les mouchoirs, je vous le rappelle) de dévorer ce roman magnifique. D’ailleurs, un monsieur dont je ne doute pas qu’il soit très intelligent (Philip Ardagh, pour les curieux) dit la même chose dans The Guardian du 6 janvier 2006 : « Je ne pourrais jamais assez vous recommander de le lire »…

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