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Attention, chef d’œuvre

Tobie Lolness - Timothée de Fombelle, ill. François Place

Tobie Lolness est la preuve qu’un grand héros peut être tout petit. Il mesure à peine un millimètre et demi et pourtant son courage est démesuré. Il vit avec son peuple dans un grand arbre, mais le jour où son père, un grand savant, refuse de livrer une de ses inventions qui pourrait être nuisible à l’arbre, sa famille est brusquement chassée et poursuivie depuis les Cimes jusqu’aux Basses-Branches. Tobie a treize ans, il est traqué et va devoir se tourner vers les quelques amis qui lui restent fidèles pour combattre les hommes qui sèment le malheur et la terreur dans l’arbre.

Le récit démarre au quart de tour, et tout comme pour Vango, le lecteur ne découvre que peu à peu l’histoire de Tobie, de ses parents, de la belle Elisha ou encore de l’affreux Jo Mitch, dans une farandole de retours en arrière et de sauts dans les branches. Tobie devra partir, fuir l’arbre pour échapper à ses poursuivants et trouver la force de revenir se battre pour sa maison, sa famille, ses amis et son amour.

Les années passent à toute vitesse, mais les mois semblent des siècles. Le deuxième tome s’annonce plus sombre : les péripéties s’accumulent, les rebondissements se multiplient, et tous les personnages qui entourent Tobie ne s’en sortiront pas indemnes. Le destin frappe parfois très dur, mais l’histoire est toujours aussi fascinante et palpitante, et on ne lâche pas avant d’avoir tourné la dernière page ! 

Deux romans écrits par Timothée de Fombelle, traduits dans 26 langues et illustrés par François Place. Une aventure pleine d’imagination qui parle de courage, d’amitié et d’écologie. Les phrases sont de véritables poèmes, la musique de l’arbre ne quitte pas le lecteur, et on suit réellement Tobie et Elisha dans leur quête de liberté, de vie et d’amour.

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Un voyage dans le temps et le monde sans bouger de son canapé, ça n’arrive pas tous les jours, et même le Docteur aimerait connaître ma recette ! Elle est pourtant simple : les deux tomes de Vango de Timothée de Fombelle, et c’est magique.

J’ai passé mon week-end entre 1915 et 1945, entre la France, l’Ecosse et la Sicile, dans des zeppelins ou des monastères invisibles, avec la Taupe, Mademoiselle et Andreï pendant que Madame Victoria scelle un accord de guerre et que Vango passe par-dessus tout ce petit monde dans une quête folle vers son passé et son nom.

Dans la lignée de Tobie Lolness, les deux romans qui composent cette fresque historico-aventureuse coupent et recoupent le présent et le passé, des personnages qui n’auraient jamais dû se rencontrer et des lieux tour à tour exotiques ou dangereux. On fuit avec Vango, on prie avec le père Zefiro, on vole dans le zeppelin du commandant Eckener, on escalade les toits avec la Taupe, on scrute les brumes d’Everland avec Ethel…

L’humour est toujours présent, mais la peur aussi pour tous ces personnages qu’une poignée de mots suffit à nous faire aimer. Et c’est le cœur battant qu’on tourne une page, pour découvrir que le récit s’est transporté à 6000 kilomètres de là, de l’autre côté de l’océan… pas un détail en trop pour percer le mystère qui entoure les origines de Vango Romano et qui l’oblige à courir à travers l’Europe pour échapper à la police française, allemande ou russe.

Une ribambelle de personnages entoure le jeune homme, et on ne peut pas choisir qui l’on préfère entre la princesse d’Albrac, Mary la femme de chambre, le commissaire Boulard ou encore le gentil docteur Basilio, sans même parler des autres !

Et l’aventure souffle, le courage déborde, l’émotion affleure, mais ce n’est que pour mieux apprécier le morceau suivant de ce puzzle romanesque mêlant l’Histoire et la fiction.

Quoi qu’il advienne, l’étoile finira toujours par briller après la tempête.

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Rébecca Dautremer est sans conteste l’une de mes illustratrices préférées. Elle est Française et travaille surtout pour l’édition jeunesse, pour laquelle elle nous a offert de superbes dessins colorés, aux courbes pleines et aux détails inattendus et croustillants. 🙂

Elle travaille aussi, ponctuellement, pour la publicité ou la décoration : elle a par exemple réalisé la publicité pour le parfum Flower by Kenzo, dont le symbole est une demoiselle coquelicot à croquer. ^^

Rebecca Dautremer a écrit plusieurs albums, dont certains ont été adaptés en pièces de théâtre. En 2009, elle a assuré la direction artistique du film d’animation Kérity, la maison des contes. Enfin, elle a illustré plusieurs ouvrages de son mari, Taï-Marc Le Thanh, fabuleux petits contes revisités comme Cyrano ou Babayaga.

Parmi la multitude d’œuvres qu’on peut trouver, voici mes préférés : 

  • Princesses oubliées ou inconnues…, Philippe Lechermeier
  • Cyrano, Taï-Marc Le Thanh
  • Babayaga, Taï-Marc Le Thanh
  • Sentimento, Carl Norac
  • Swing Café, Carl Norac
  • La tortue géante des Galapagos, tragédie en cinq actes pour une coccinelle, un moustique et 8 animaux de ferme, Rebecca Dautremer
  • L’Amoureux, Rebecca Dautremer
  • Alice au Pays des Merveilles, Lewis Carroll
  • Le Géant aux oiseaux, Ghislaine Biondi

Cyrano, Taï-Marc Le Thanh

On trouve la plupart de ses albums dans n’importe quelle bonne librairie, mais pour voir ses autres œuvres, il faut aussi visiter son site officiel.

Et pour les véritables fans, il existe un tas d’objets (inutiles :p) à collectionner : petits cahiers, grands cahiers, cartes postales, papier à lettres, marque-pages… Idéal pour décorer une chambre de fille ! 😀

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Letters to Juliet est un film de Gary Winick sorti en 2010, qui fleure bon l’Italie, la lavande et met du soleil plein les yeux !

En vacances à Vérone avec son fiancé, Sophie visite, découvre, s’émerveille et se fait des amis dans les lieux les plus improbables.

Alors qu’elle visite la cour de la maison de Juliette Capulet, où des centaines de demoiselles en mal d’amour laissent chaque jour des missives à la célèbre amante de Roméo, Sophie fait la connaissance des secrétaires de Juliette, quatre femmes qui répondent à chacun de ces messages.

Les secrétaires de Juliette

Enthousiasmée, Sophie décide de les aider, et c’est alors qu’elle découvre une lettre… oubliée depuis cinquante ans dans un creux du mur.

En répondant à Claire, jeune Anglaise qui a quitté l’Italie en y laissant son grand amour, elle ne s’attend absolument pas à ce que celle-ci débarque quelques jours plus tard, accompagnée de son petit-fils Charlie ! Celui-ci est furieux et déterminé à oublier toute cette histoire, mais Claire veut retrouver Lorenzo. Et c’est le début d’une véritable chasse à l’homme à travers tout le pays, avec l’aide de Sophie.

Victor (Gael García Bernal)

Claire (Vanessa Redgrave) et Charlie (Christopher Egan)

Appelez ça un film-de-fille si vous voulez, il a fait l’unanimité parmi mes copines ! Amanda Seyfried est fantastique dans le rôle de Sophie, Victor-le-fiancé est… vous verrez bien :p, Claire est lumineuse et Charlie tout à fait charmant sous son air de tête-à-claques… 😉

Tout cela sous le soleil d’Italie, avec ce qu’il faut de romantisme italien, de gelati, de bon vin, avec l’accent des Italiens et leurs bons petits plats… Un vrai régal !

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Megan Follows dans le rôle d'Anne

La fille la plus bavarde du monde, vous connaissez ? Elle s’appelle Anne Shirley, elle est orpheline et elle est célèbre depuis la série télévisée canadienne Le bonheur au bout du chemin (Anne of green gables) de Kevin Sullivan. Mais avant les films, Anne of green gables est d’abord une série de livres écrits par Lucy Maud Montgomery entre 1908 et 1921.

Lors de mon dernier passage dans un marché du livre, je suis tombée sur le premier tome, Anne… la maison aux pignons  verts. Grande fan des films, je l’ai dévoré et j’ai été très agréablement surprise de voir que le film est tout à fait fidèle, que ce soit dans le choix des acteurs ou dans les dialogues, conservés jusqu’à la dernière digression imaginative d’Anne.

Schuyler Grant dans le rôle de Diana

On ne peut pas s’empêcher d’aimer Anne (avec un E, s’il vous plaît), petite fille rousse, rêveuse et extrêmement imaginative, adoptée par un frère et une sœur vivant sur l’Ile-du-Prince-Édouard au Canada. Le livre comme le film nous présentent une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres : Diana Barry, l’amie de cœur d’Anne, Marilla et Matthew Cuthbert, chez qui elle vit, Gilbert Blythe qu’Anne déteste depuis qu’il s’est moqué de ses cheveux roux, les institutrices qui aideront Anne à grandir…

Jonathan Crombie dans le rôle de Gilbert

Mais cela ne l’empêchera pas d’imaginer toujours plus, en grande romantique qui rêve d’une aventure tragique.  Et ce ne sont pas des cheveux verts qui l’arrêteront, pas plus que Gil… quelques garçons de l’école, foi d’Anne Shirley !

Anne of green gables a été adapté de nombreuses fois depuis sa sortie, depuis  un film muet en 1919, en passant par 1934 (Dawn O’Day, l’actrice jouant le rôle d’Anne Shirley, a d’ailleurs adopté ce nom de scène après ça :)) , jusqu’à une série animée japonaise et même une comédie musicale ! Mais le premier des trois films de Kevin Sullivan, avec Megan Follows en actrice principale, est le plus connu et a gagné beaucoup de récompenses à sa sortie.

Alors, si vous cherchez un peu de poésie, pas mal d’humour et beaucoup d’imagination, vous savez à qui demander ! 😉

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On retrouve le talent et la magie de Michel Ocelot dans Azur et Asmar, long métrage d’animation français, après Kirikou et la sorcière, Princes et Princesses et Kirikou et les bêtes sauvages.

Azur et Asmar a ensuite été publié en album pour la jeunesse, avec de belles images tirées du film. Cette histoire magnifique nous parle de la tolérance et de la différence de l’autre, dans une histoire pleine de merveilleux, de couleurs et de magie. La fin, inattendue, est une belle morale pour petits et grands.

Dans l’Europe médiévale, une nourrice venue de l’autre côté de la mer élève son fils Asmar, brun aux yeux noirs, et le fils de son maître, Azur, petit garçon blond aux yeux bleus. Arrivés à l’âge où ils se jalousent l’amour maternel, Azur est envoyé en ville par son père pour vivre avec un précepteur. Le père chasse ensuite la nourrice et son fils…

Devenu adulte, Azur décide de partir dans le pays de l’autre côté de la mer pour, comme son frère de lait, retrouver et épouser la fée des djinns, dont sa nourrice leur racontait jadis l’histoire. Une tempête fait chavirer son bateau, et il échoue dans un pays dont il comprend à peine la langue. Il doit fuir les habitants qui croient que ses yeux bleus portent malheur, et erre en se faisant passer pour aveugle, guidé par Crapoux, un mendiant qui parle sa langue, en recherchant les trois clés nécessaires pour sauver la fée des djinns.

En ville, il retrouve sa nourrice, devenue la veuve d’un riche marchand. Malgré la rancœur d’Asmar d’avoir été chassé par le père d’Azur, sa mère décide de soutenir équitablement ses deux fils dans leur quête de la fée des djinns. Et c’est le début des aventures des deux frères…

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Belle comme le jour, ce n’est vraiment pas la description que l’on ferait d’Aza, notre héroïne. Au contraire, elle n’est pas belle du tout : dans un pays où tout le monde a la peau mate, elle est blanche comme la neige, et ses cheveux sont si noirs que seuls les gnomes peuvent y voir des reflets. Pourtant, elle possède une voix magnifique, la plus belle des environs, voire du royaume d’Ayortha tout entier.

Eh oui, en Ayortha, tout le monde chante ! C’est une passion nationale, et pas un seul jour, pas une fête, pas un moment de travail ne peut se faire sans chanter. Il existe même des jeux de composition, des tournois qui consistent à choisir un passage d’un livre et à le chanter de la manière la plus drôle possible, le gagnant étant celui qui fait rire le plus. D’ailleurs, Aza est remarquablement douée à ce jeu.

Un jour, par hasard, elle invente une nouvelle façon de chanter. Elle peut projeter sa voix, comme un ventriloque, et faire chanter la cruche d’eau sur la table, ou le chat au pied du lit. Personne d’autre n’y arrive, mais Aza ne se doute pas une seconde que ce don va lui apporter bien des soucis…

Fille d’aubergiste, Aza est engagée par une comtesse pour être sa dame de compagnie. Elle arrive au palais royal le jour où le roi se remarie. La nouvelle reine Ivi est très belle et semble très gentille, mais quand elle découvre le secret d’Aza, elle la fait vite chanter – au propre comme au figuré. Heureusement, Aza a plus d’alliés qu’elle ne le croit : le prince Ijori et  les gnomes vont l’aider à rendre la paix au royaume, et à comprendre que la beauté n’est pas ce qui compte le plus, et que chacun en a sa propre opinion.

Une lecture très très plaisante, pleine de surprises et de rebondissements, parce que même si on comprend petit à petit que l’histoire est tirée d’un conte connu, les aventures d’Aza sont complètement originales. L’héroïne n’est pas jolie, la marâtre n’est pas laide, le prince a de grandes oreilles, les ogres sont étrangement attirants, les gnomes parlent à l’envers… notre imagination est mise à contribution, et c’est bien agréable ! 😀

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